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Débat :
Quel engagement politique public peut-il se faire au nom de la psychanalyse ?

 

 

3 février 2018
restaurant Les Grandes Marches
1er étage
6 Place de la Bastille, 75012 Paris

La moitié des œuvres de Freud interroge l’anthropologie, notamment la Psychologie des foules, Totem et Tabou, Moïse et le monothéisme. Ces œuvres permettent d’avoir un point de vue inédit sur le déroulement de l’histoire, et sur les formes politiques qu’il prend. Comment comprendre – par exemple – le « populisme » sans la Vatersehnsucht, cet amour du père qui divise le « peuple » et peut le ramener au pire, alors qu’il n’a rien à perdre ?

Pendant les derniers mois d’effervescence politique, bien des psychanalystes se sont engagés. Leur conscience de citoyen les y amena. Mais leur titre de « psychanalyste » pouvait-il leur servir d’argument ? Il est vrai que certains excès verbaux ou des prises de positions publiques n’ont pas aidé, mais plutôt obscurci, l’apport de la psychanalyse dans la Cité. Mais sur le fond, n’est-il pas juste de penser que la psychanalyse est à même d’apporter un point de vue unique sur la politique ? Il existe des problèmes concrets, par exemple celui de la souffrance psychique, qui concerne à la fois ce qui se dit sur le divan et la façon dont les Maîtres de la Cité la maltraitent. Les psychanalystes peuvent certes se contenter de leur œuvre silencieuse. C’est déjà beaucoup mais cela suffit-il à l’heure où notre société connaît de profonds bouleversements ? En tant que citoyens, cela fait longtemps que des psychanalystes prennent position.

Il existe des psychanalystes de gauche, du centre, et de droite. A partir de quel moment s’appuient-ils sur la psychanalyse ?

Voilà des questions qui méritent réflexion et débat.

Ce colloque se fera sous forme de trois tables rondes consécutives :

Table ronde 1, 9 h 30 – 12 h :
“La politique, au plus près de ce que nous apprend la pratique analytique”

intervenants : Roland Chemama, Gorana Bulat Manenti, Jean-Pierre Lebrun, Pierre Bruno, Louis Sciara

Table ronde 2, 14 h – 16 h :
“La psychanalyse et les discours de la cité”

intervenants : Jean-Michel Hirt, Marcos Zafiropoulos, Jeanne Wiltord, Jean-Jacques Moscovitz, Marc Nacht

Table ronde 3, 16 h – 18 h :
“Vers un engagement politique plus fort des psychanalystes ?”

intervenants : Marie-Jean Sauret, Yann Diener, Elsa Godart, Gérard Pommier

Inscription, 60 euros, incluant le repas de midi, à prendre sur place.

http://fep-lapsychanalyse.org/engagement-politique-public-au-nom-psychanalyse/