Nom propre, symptôme et autres suppléances dans la clinique psychanalytique

Colloque de la FEP

vendredi 2 au dimanche 4 octobre 2020
Hotel Montblanc,
Av. Via Laietana,
61 Barcelona

Pour Freud, le nom était un trait unaire privilégié entre autres mais il n’a pas développé ce sujet, tandis que Lacan a mis l’accent, au début de son oeuvre, sur la forclusion du signifiant du Nom-du-père comme mécanisme des psychoses.

Tout sujet reçoit dès sa naissance un prénom, mais il ne commence à l’assumer comme propre qu’avec l’identification spéculaire que constitue son moi en fonction du désir de l’Autre, en un mouvement contemporain de la maîtrise des premiers mots.  C’est le moment du premier nouage entre réel, symbolique et imaginaire, c’est à dire celui de la première symbolisation qu’articule le narcissisme avec le symbolique générant du sens, en même temps qu’il métaphorise/refoule le réel pulsionnel (la voix, le regard, et l’objet oral), en inscrivant ainsi la perte de la jouissance correspondante.

Mais ce n’est qu’à la fin de l’Œdipe que le don du patronyme, un trait paternel ou un symbole totémique -qui parfois ne se produit pas ou est rejeté- est pris de manière effective par le sujet par la voie de l’identification.  C’est quelque chose qui implique la mise en acte du fantasme parricide et qui permet le second temps de la symbolisation:  dans ce cas, de la relation du sujet avec le père réel, désirant la mère en tant qu’objet cause du désir qui introduit ainsi la castration symbolique de l’Autre maternel ainsi que celle du sujet.

Lacan a indiqué plus tard que ce que Freud a appelé Oedipe, pour lui c’était le Nom du père, et il a précisé qu’il s’agissait du père dans sa fonction de nommer.

Mais en passant du Nom du père aux noms du père, en distinguant entre nomination symbolique, imaginaire et réelle, et en promouvant la notion de sinthome comme forme de réponse au rapport sexuel impossible d’inscrire dans l’inconscient, tant dans la clinique ainsi que dans la cure psychanalyse un éventail de ses différentes incidences subjectives a été ouvert.

Ceci n’exclue pas le symptôme, même comme forme de nomination, aussi bien avant comme après la constitution d’un sinthome, puisque, il a beau donner de la stabilité au sujet, les avatars de la rencontre avec le réel peuvent impliquer son retour.

L’objectif de ce colloque est de débattre sur ces articulations présentes dans la pratique quotidienne de tout psychanalyste.

Alejandro Pignato
Coordinateur Général

Organisation du colloque :  
Graziella Baravalle, Verónica Bogao, Néstor Braunstein, Marcelo Edwards, Annick Juredieu, Laura Kait, Rosa Navarro, Jaume Patuel, Alejandro Pignato, Alejandra Quintas, Silvia Saskyn et Luis Tarragona.

 

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