Janvier 2025
Éditorial
DÉFENSE ET ILLUSTRATIONS D’UNE PSYCHANALYSE DANS LA CITÉ
JEAN-JACQUES TYSZLER
Comme la plupart des associations psychanalytiques la FEP a participé auprès des représentants des professionnels de santé, infirmiers, psychologues et psychiatres, à la lutte contre des propositions éhontées visant à éradiquer la découverte freudienne du champ du soin dans les établissements publics comme dans la pratique privée aussi bien.
Gageons que le combat devra continuer pour l’année nouvelle.
La proposition d’une mise sous tutelle de la psychiatrie par des prétendus » centres experts » donnent idée d’une science sans plus de conscience.
Nous avons déjà l’expérience des dites plateformes qui se contentent de vagues bilans et qui ne suivent jamais concrètement les patients, petits et grands, et leurs familles.
Le plan en santé mentale promis depuis des années se réduit-il à une valorisation de recherches uniquement biologiques, génétiques, radiologiques ou donnera t’il les moyens humains pour les urgences, les services hospitaliers, de secteur et médicaux sociaux ?
Défendre la psychiatrie fait partie intégrante de l’histoire de la psychanalyse depuis la fondation de l’Institut de Berlin en 1920 et l’ouverture de dispensaires offrant des soins aux plus démunis.
Nous n’avons jamais pensé une psychanalyse sans psychiatrie.
Colloque de la F.E.P. à Madrid
Clinique de l’excès
quand la limite ne tient plus
le 9 avril 2026 (seulement en ligne)
le 10 et le 11 avril 2026 (seulement en présence)
Ateneo de Madrid
calle Prado, 21
Madrid
Nous vivons à l’ère de l’excès : excès d’information, de connectivité, de consommation, d’auto-exigence. Excès de travail, de sollicitations, d’offres qui promettent la complétude. Mais aussi excès dans les formes de la souffrance : addictions, épuisement, crises de panique, compulsions qui semblent échapper à tout contrôle.
Que se passe-t-il lorsque les limites traditionnelles —de temps, d’espace, du privé et du public— disparaissent ? Depuis la psychanalyse, nous pouvons lire ce phénomène comme le déclin de la fonction paternelle, cet opérateur symbolique qui introduisait traditionnellement la limite, le manque, la médiation. Lorsque cette fonction s’affaiblit, émerge un impératif surmoïque féroce : Jouis ! Encore ! Un mandat qui pousse sans cesse, qui ne connaît ni satisfaction ni repos.
Le résultat est un malaise qui ne se présente plus comme symptôme à déchiffrer, mais comme débordement direct : une jouissance qui ne passe pas par la parole, qui court-circuite la médiation symbolique. Les manifestations sont multiples : addictions de toute sorte, burn-out, hyperconnectivité, compulsions, crises somatiques… des modes de réponse au malaise qui opèrent dans le registre de la décharge plutôt que du sens.
Ce colloque propose un temps de dialogue et de réflexion : quelle position adopter face à ces excès ? Comment intervenir lorsque la limite n’opère plus depuis le symbolique ?
Comment soutenir une présence qui puisse opérer comme bord, comme point d’arrêt minimal qui ne capture pas mais qui offre un lieu ? Un lien qui ne promet pas la complétude mais qui, dans son incomplétude même, peut faire place à quelque chose d’autre que le pur excès.
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