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Journées d’étude sur
« La logique du sexe »

26/27 octobre 2018
Institut français de Florence
Piazza Ognissanti 2, Théâtre

Florence, Italie

La Fondation Européenne pour la Psychanalyse organise deux Journées à Florence les 26 et 27 octobre 2018, à l’initiative de ses  membres italiens et avec la participation de Inconscio a FirenzeLaboratorio Freudiano Roma et Comunità Psicanalitica Internazionale.

Comité scientifique :
Graziella Baravalle, Renata Barbieri, Gorana Bulat Manenti, Giampiero Belli, Simone Berti, Luigi Burzotta, Muriel Drazien, Roland Chemama, Christian Hoffmann, Christine Dal Bon, Hélène Godefroy, Cristina Jarque, Maria Pia Marangon, Ettore Perrella, Maria Concetta Pinto, Gérard Pommier, Claus Dieter Rath, Alberto Zino, Johanna Vennemann.
Traduction simultanée français italien

Dans le Séminaire sur l’Ethique (23 décembre 1959), Lacan se demande si la découverte freudienne, l’éthique de la psychanalyse, nous laisse suspendus à la dialectique du désir et de la Loi et si l’être humain a déjà été capable d’élaborer quelque chose qui transgresse cette Loi en le mettant dans un rapport au désir qui franchisse ce lien d’interdiction, et introduise, au-dessus de la morale, une érotique.

Il rappelle que Freud a dit quelque part qu’il aurait pu parler de sa doctrine comme d’une érotique, et qu’il ne l’a pas fait pour ne pas céder sur les mots ; et comme en cédant sur les mots il aurait cédé sur les choses, il a parlé de la théorie de la sexualité.

Lacan ajoute qu’il est vrai que Freud a mis au premier plan de l’interrogation éthique le rapport simple de l’homme et de la femme, mais que les choses n’ont pas fait mieux que de rester au même point, c’est à dire, pour tout un chacun, au niveau de sa propre vérité.

Sur ce sujet, tout le monde connaît l’aphorisme de Lacan selon lequel il n’y a pas de rapport sexuel, mais dans une première formulation (10 mai 1967), pour remarquer qu’il ne s’agit que d’une impasse logique de la sexualité chez l’homme, il parle proprement d’acte :

« Dire qu’il y a des rapports à la vérité que l’acte sexuel n’intéresse pas, ceci est proprement ce qui n’est pas vrai…
Le vrai concerne le réel, en tant que nous y sommes engagés par l’acte sexuel, par cet acte sexuel dont j’avance, d’abord, qu’on n’est pas sûr qu’il existe – quoiqu’il n’y ait que lui qui intéresse la vérité.
Tout tourne autour de la difficulté inhérente à l’acte sexuel… dans cette relation si distordue, cachée, exclue, mise à l’ombre, qu’est la relation entre deux êtres appartenant à deux classes, qui sont définitives pour l’état-civil et pour le conseil de révision, mais que précisément notre expérience nous a appris à voir pour n’être absolument plus évidentes pour la vie familiale par exemple et assez brouillées pour la vie secrète. »

Est-ce que la psychanalyse a jamais apporté quelque lumière sur cette question si ce n’est de s’apercevoir que la raison de sa propre existence réside justement dans cette difficulté, et de la femme et de l’homme, à pouvoir se repérer dans la logique du sexe ?